Libres Expressions

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Dans 40 ans, le quart de la population mondiale viendrait d’Afrique…

Azzedine G. Mansour – 21 août 2011

 

Sur le site de l’institut français d’études démographiques (INED), un compteur virtuel, qui tourne en permanence,  comptabilise la croissance de la population mondiale. Dans la nuit du 20 au 21 août 2011, vers 1 h 29, il indiquait presque 6 984 928 054 d’humains sur terre. Une seconde plus tard, deux à trois nouvelles âmes sont venues enrichir l’humanité. À ce rythme, la fin d’octobre prochain – aux alentours du 28e jour – marquera la naissance du sept milliardième habitant de la planète. Si la date exacte de ce rendez-vous reste aléatoire, un accroissement d’environ un milliard en douze ans est, quant à lui, bien réel. Ce qui laisse entendre que non seulement le huitième milliard d’humains serait atteint aux environs de l’an 2025, mais que la population mondiale frôlerait sans doute la barre des 10 milliards vers 2050.

 

Cet énorme accroissement, qui risque de mettre en péril « la cohabitation (d’un nombre aussi élevé) d’humains sur un espace dont les ressources énergétiques et alimentaires sont (de plus en plus) limitées », inquiètent à tel point que, partout dans le monde, on fait de la réduction de la population un défi majeur. Or, selon un expert de l’Ined, cité dans un article du quotidien Le Monde (19 août 2011, p. 7, lire ci-dessous), un tel combat est perdu d’avance. Car, en dépit des catastrophes sanitaires (famines, épidémies, etc.) ou naturelles (tsunami, séismes, inondations, etc.), des politiques de limitation des naissances et de réduction des taux de fécondité, la population mondiale va continuer de croître. Ceci est d’autant plus vrai qu’en deux siècles, l’humanité est passée de 1 à 7 milliards sans que le nombre de personnes qui meurent de faim n’ait jamais pu ralentir le rythme. Dans un tel contexte, agir uniquement sur le taux de croissance démographique, comme on le fait maintenant, est pour le moins illusoire. Les défis sont donc ailleurs.

 

Selon le démographe, Gilles Pison, directeur de recherches et auteur de la synthèse intitulée Tous les pays du monde (Ined, 2011), ainsi que de l’Atlas de la population mondiale (Paris : Autrement, 2009), il faut changer de fusil d’épaule et viser, entre autres, nos « comportements en matière de production et de consommation ». Cette démarche a porté ses fruits, notamment en Inde « dont la population devrait dépasser celle de la Chine dans les années 2020, pour s’établir, (aux alentours de) 2050, à 1,692 milliard (pour 1,313 milliard de Chinois) ». Faut-il rappeler, en effet, qu’en 1950, ce pays comptait 350 millions d’habitants qui faisaient face aux famines et aux problèmes de malnutrition. Aujourd’hui sa population est trois à quatre fois plus nombreuse et tourne autour de 1,24 milliard. Or, tout indique qu’il a réussi à relever le défi puisque, désormais, il compte parmi les États qui exportent de la nourriture…

 

La démographie mondiale à l'horizon 2050

Source : Le Monde, 19 août 2011, p. 7.

 

Mots-clés : démographie, monde, croissance, ressources, cohabitation...

 

Pour citer cet article

 

Azzedine G. Mansour, « Dans 40 ans, le quart de la population mondiale viendrait d’Afrique… », in : Libres Expressions, août 2011 (http://azzedine-gm.blog4ever.com/blog/articles-cat-501249-562959-histoire___geographie.html).

 



21/08/2011
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